Hélène et Constantin le Grand
Hist. Nom : Jésus le Nazôréen – Ses Enseignements
Dernières phrases du chapitre précédent.
Notre Religieux Prince fut assisté par le Dieu qu'il adorait, et l'impie périt dans le piège qu'il avait dressé, si bien qu'on lui peut appliquer ces paroles de l'Ecriture :
« Il a ouvert une fosse, et l'a creusée, et il tombera lui-même dans la fosse qu'il a. faite, son iniquité retournera contre lui, et ses violences retomberont sur sa tête. »
La machine s'étant ouverte au temps auquel on s'y attendait le moins, les vaisseaux coulèrent à fond. L'impie tomba le premier comme une masse de plomb avec les soldats qui l'environnaient. L'armée que Dieu avait rendue victorieuse, pouvait chanter alors les mêmes Cantiques que les Israélites avaient chantés autrefois contre Pharaon et dire comme eux :
« Publions les louanges du Seigneur, dont la gloire a éclaté. Il a jeté dans la mer le cheval, et celui qui était monté dessus. Il a. été mon aide, mon protecteur et mon salut. Qui est semblable à vous entre les Dieux, Seigneur, qui est semblable à vous ? Votre gloire a paru dans vos saints. Elle a attiré l'admiration, et vous avez fait des prodiges. »
Volet N° II
Éloge de Constantin le Grand
Les passages ci-dessous prouvent le commencement du culte de la croix dans l’armée de Constantin
« Eusèbe de Césarée, Livre II : Vie de Constantin
CHAPITRE VII.
Puissance merveilleuse de la Croix, pour vaincre les ennemis.
« En tous les endroits, où l'Etendard de la croix paraissait, les ennemis prenaient la fuite. Constantin s'en étant aperçu, le fit porter à la tête des troupes qui commençaient à plier, et à lâcher le pied, et à l'heure-même, elles reprirent courage, et se sentirent animées d'une ardeur toute divine. »
CHAPITRE VIII.
Constantin choisit cinquante hommes pour porter tour à tour l'Etendard de la croix.
« Constantin ayant choisi parmi ses Gardes environ cinquante de ceux qui surpassaient les autres en force de corps, en grandeur de courage, et en piété, il les chargea de garder continuellement l'Etendard, et de le porter tour à tour. Il m'a raconté lui-même ce fait important, longtemps depuis, aux heures de son loisir, et m'en a remarqué une circonstance qui mérite d'être consacrée à la postérité. »
CHAPITRE IX.
Circonstance remarquable.
« Le désordre s'étant mis dans l'armée, au milieu de la chaleur du combat, celui qui portait l'Etendard, eut peur, et le donna à un autre pour éviter le péril. Mais il n'en fut pas sitôt déchargé, qu'il reçut un trait dans le ventre, dont il tomba mort sur le champ, en punition de sa lâcheté et de son infidélité. Celui qui s'était chargé de l'Etendard à sa place, en fut protégé. Quelque quantité de traits que jetassent les ennemis, aucun ne tomba sur lui. C'était une chose merveilleuse à voir, que tous les traits des ennemis demeuraient dans le bois de la Croix, quoiqu'il fût fort étroit, et qu'aucun ne toucha jamais ceux qui portèrent ce signe de notre rédemption. Cette circonstance-là n'est point de moi, elle est de l'Empereur, de la bouche duquel je l'ai apprise, après que, par un effet visible de la Puissance divine, il eut gagné les deux batailles, dont je viens de parler, il rangea son armée en bon ordre, et la mena plus avant. »
J’ai recherché les deux citations bibliques d’Eusèbe de Césarée mais je ne les ai pas trouvés dans nos Bibles confirmant ainsi ce que j’écrivais juste avant le texte de l’encyclopédie Wikipédia.
Il faut que je vous pose encore quelques textes de cet écrivain chrétien du IVème siècle au sujet de Constantin le Grand.
Voici comment il en parle
« Je ne parais pas ici pour y débiter des fables, ni des discours ingénieusement composés à dessein de charmer, comme par le chant des Sirènes, ceux qui me feront l'honneur de m'écouter. Je n'y présente point non plus des fleurs dans des vases d'or, et je n'y apporte point les ornements de l'éloquence pour plaire à ceux qui les recherchent par une vaine curiosité. J'aime mieux suivre l'avis des Sages, et exhorter tout le monde à s'éloigner des grands chemins, et à éviter la foule du peuple. Je viens faire par une nouvelle méthode le Panégyrique de l'Empereur.{ panégyrique : discours à l’éloge de …} Quelque presse qu'il y ait autour de moi, je tiendrai une route qui n'a été battue de personne, et où il n'est pas permis d'entrer sans s'être lavé les pieds.
Ceux qui n'ont qu'une Rhétorique de Collège, tachent de plaire au peuple par des narrations puériles. Mais, ceux qui sont instruits des mystères de la sagesse savent faire un meilleur choix. Ils préfèrent les vertus Chrétiennes de l'Empereur, à ses vertus purement humaines, et lui laissent donner de basses louanges par ceux qui n'ont que de bas sentiments.
Constantin ayant heureusement réuni en sa personne la sagesse sacrée, et la sagesse profane, la science de l'Eglise qui se rapporte au service de Dieu, et la science du monde qui tend à l'utilité des hommes, celle-ci pourra être louée en d'autres assemblées comme une science qui est en effet fort louable, et utile à la société civile, bien qu'elle soit de beaucoup inférieure à la science de l'Église. Mais ceux qui ont le droit d'entrer dans le Sanctuaire ne doivent parler en présence des fidèles, que des vertus surnaturelles de l'Empereur.
Que les fidèles préparent donc leurs oreilles pour écouter les mystères, qu'ils ouvrent leurs cœurs pour les recevoir, et qu'ils les étendent avec le mouvement d'une joie céleste. Nous suivons des Oracles rendus non par une fureur aveugle, mais par l'Esprit saint. Et ces Oracles-là nous donnent l'idée véritable de l'Empire absolu que Dieu exerce sur tous les êtres, de l'Empire légitime que notre Prince exerce sur nous à l'Imitation de Dieu, de la domination injuste que les Tyrans avaient usurpée, et des différents effets de ces différentes manières de gouverner. »
Voici un éloge d’un Évêque qui laisse à réfléchir, car comparer un humain, fut-il Empereur, à EL-SHADDAÏ, Dieu pour la chrétienté, est quelque chose de blasphématoire pour cet Être Suprême et de déshonorant, mais en plus la vanité va jusqu’à placer cet humain au même niveau égalitaire que ce Dieu unique.
Je continue avec les écrits d’Eusèbe Évêque de Césarée
« C'est de sa main que nôtre Empereur très chéri de Dieu, a reçu la souveraine puissance, pour gouverner son État, comme Dieu gouverne le monde. Le Fils unique de Dieu règne avant tous les temps, et régnera après tous les temps avec son Père. Notre Empereur qui est aimé par Jésus-Christ, règne depuis plusieurs années par un écoulement, et une participation de l'autorité divine. Le Sauveur attire au service de son Père, le monde qu'il gouverne comme son royaume, et l'Empereur soumet ses sujets à l'obéissance de Jésus-Christ. Le Sauveur commun de tous les hommes chasse par sa vertu divine, comme un bon Pasteur, les puissances rebelles qui volent dans l'air et qui tendent des pièges à son troupeau. Le Prince ( ici l’empereur Constantin ) qu'il protège, défait avec son secours les ennemis de la vérité, les réduit à son obéissance, et les condamne au châtiment qu'ils méritent. »
« Dieu a multiplié de la sorte les années, et la postérité de notre très pieux Empereur, et fait fleurir son règne avec la même vigueur, que s'il ne faisait que de commencer. Il a préparé lui-même la cérémonie que nous célébrons, quand il lui a accordé la victoire sur ses ennemis, et qu'il l'a proposé à son siècle, comme un modèle très accompli de piété. Cet Empereur gouverne par les Princes ses enfants, les sujets les plus éloignés de sa capitale, comme le Soleil éclaire de ses rayons les peuples les plus éloignés de sa sphère. Il nous a fournis nous autres, qui habitons l'Orient, à la conduite d'un fils tout à fait digne de lui, il a donné d'autres peuples au second, et d'autres au troisième. Ce sont comme autant d'effusions qu'il fait de sa lumière, pour éclairer les sujets qui habitent les Provinces. Il a attaché les quatre Césars au char de l'Empire, qu'il conduit lui-même par la sagesse, et par le moyen duquel il parcourt l'univers, l'honore et le réjouit de sa présence. Il lève les yeux au ciel, pour y chercher l'idée de la domination, qu'il exerce sur la terre. Il garde dans l'étendue de ses Etats, la même forme de gouvernement, que Dieu garde dans tout l'univers. Il use du droit que Dieu a accordé à l'homme seul, d'imiter son pouvoir Monarchique. »
« Notre Empereur très-chéri de Dieu jouit dès cette vie de cette espérance. II est paré des vertus qui sont comme des ruisseaux qui coulent de cette source inépuisable. Il a la raison, la sagesse, et la bonté par la participation de la raison éternelle, de la sagesse incréée, de la bonté infinie. Il est juste, tempérant, et vaillant par la justice, par la tempérance, et par la vaillance que Dieu lui a communiquée. Il mérite avec justice le titre d'Empereur puis qu'il imite autant qu'il peut le maître des Empereurs, et qu'il tâche de gouverner son Etat avec une justice qui ait quelque rapport à celle avec laquelle Dieu gouverne l'Univers. »
« Avouons-donc qu'il n'y a point d'autre Empereur que le nôtre, puisqu'il n'y en a point qui soit libre comme lui, qui méprise les plaisirs, et se prive même de ceux qui sont innocents, et légitimes. Il est maître de sa colère et de son courage. Il est vainqueur non seulement des ennemis étrangers dont il a dompté l'orgueil, mais des domestiques, et de ses propres mouvements dont il a réprimé la violence, il imite Dieu comme son modèle, et le représente comme un miroir. Il représente la tempérance, la justice, la valeur, la pièce, la sagesse dont Dieu lui a donné et le commandement, et l'exemple. Il sait que les vertus qu'il possède, sont des dons du Ciel. Il porte seul la robe de pourpre pour marque de son autorité, et mérite seul d'avoir cette autorité parce qu'il implore jour et nuit le secours du Père céleste, et qu'il brule du désir de parvenir à son Royaume. »
Je ne vous ai écrit qu’une petite partie des éloges faites à Constantin le Grand par un Évêque de l’époque qui fut un écrivain et historien important et qui se nomme Eusèbe de Césarée, 265 – 339, le même qui avec Constantin le Grand, au Concile de Nicée en 325, choisirent les Livres du premier Canon Biblique, Ancien et Nouveau Testament.
Le culte de la croix était dans les armées de Constantin, mais ce culte est arrivé dans le civil beaucoup plus tard. Il fallut attendre l’an 326, 327. Voici les faits reportés par les historiens.
Hélène mère de Constantin le Grand désira faire un pèlerinage en Palestine en l’an 325. Elle est à l’origine de l’histoire de la « Vraie Croix ». Arrivé sur les lieux anciennement du Golgotha, appelé à l’époque lieu du crâne était érigé un Temple à Vénus construit sous Hadrien. Hélène fit détruire ce monument pour y construire une Basilique en lieu et place.
L’histoire dit que c’est dans les décombres qu’elle trouva des bois qui étaient ceux du crucifiement de Jésus le Nazaréen avec les deux brigands. A partir de ce moment plusieurs légendes naquirent. L’une dit qu’Hélène aurait reconnu la « Vraie Croix » grâce au titulus qui fut fixé sur le xylon ou le crux en latin. L’autre vient de Rufin d’Aquilée qui conte les circonstances de la découverte de cette « Vraie Croix »
« Hélène vint à Jérusalem, inspirée par Dieu. Un signe céleste lui indiqua le lieu qu’elle devait creuser. Elle en retira trois croix, celle du Christ et celles des deux larrons. Hélène demeura perplexe car comment reconnaître parmi elles le bois sur lequel Jésus avait subi sa douloureuse agonie ? Macaire, l’évêque de Jérusalem, qui assistait l’impératrice dans ses recherches, demanda qu’on amenât sur une civière une femme mourante. Au contact de la première croix, la moribonde demeura insensible : la seconde croix elle aussi, ne produisit aucun effet, mais à peine la femme eut-elle touché la troisième qu’aussitôt elle se leva et se mit à marcher avec entrain et à louer Dieu. Ce miracle permit ainsi de distinguer la vraie croix. Hélène fit trois parts de cette croix, l’une destinée à Jérusalem, la seconde à Constantinople, la troisième à Rome. »
Le culte de la « Vraie Croix » prit son envole après ce pèlerinage et avec, l’extension de ce signer, qui avait déjà commencé un siècle plus tôt en Afrique du Nord.
Comme j’écris sur la crucifixion de Jésus le Nazaréen faisons un petit rappel historique grâce aux encyclopédies Wikipédia et Larousse.
« Nous savons grâce à l'archéologie, et aux textes antiques comment se déroulait le supplice du crucifiement. Le condamné était d'abord attaché ou cloué par les poignets, et non par la paume des mains, à une traverse de bois, stauros en grec, patibulum en latin. Puis cette traverse était fichée dans un pieu vertical, en grec xylon, c'est-à-dire bois, et en latin crux ou furca, moins élevé qu'on ne l'imagine en général, les pieds du supplicié touchant presque le sol. Le tout formait ce que les Romains appelaient une crux, d'où l'origine du français « croix ». Nous pensons qu'elle avait la forme d'un T. Le condamné mourait par asphyxie, après plusieurs heures de terribles souffrances car en général les tibias étaient fracturés. Particulièrement douloureux et humiliant, ce genre de mort était, dans l'Empire romain, réservé aux esclaves et aux non-citoyens.
À partir du IVème siècle, l'Empire romain étant devenu chrétien, ce supplice fut abandonné car il ne convenait plus à un Empire se réclamant officiellement d'un homme ayant été exécuté de cette manière.
On oublia donc les circonstances réelles de la mort du Christ, et l'image de la « croix » ou « Tau » se modifia pour devenir le croisement de deux bois à l’équerre formant une croix et en ajoutant l’effigie de Jésus-Christ dessus ce qui devient un crucifie, couramment représenté dans les églises chrétiennes. En outre, la traduction latine de la Bible, la Vulgate, ayant été faite après la disparition de ce supplice, cette translation ne comprend plus les termes employés par le texte grec et traduit stauros par crux, et xylon par lignum, qui signifie « bois ». D'où l'image courante représentant Jésus en train de porter sa croix. En réalité, le condamné ne portait la plupart du temps que le patibulum. »
Ce rappel historique étant fini continuons
Pour ce jour je vous laisse à votre réflexion, votre raisonnement.
Portez-vous bien et prenez soins de votre maisonnée en accord avec les Lois d’EL-SHADDAÏ et les Enseignements de Jésus le Nazaréen !
Salutations cordiales à Tous !
Sig : JP.G. dit « GRANDELOUPO »